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Quels sont les inconvénients de l’auto-entrepreneuriat ?

Il est de notoriété publique que l’auto entrepreneuriat regorge d’avantages. Toutefois, certaines réalités démontrent que la vie n’est pas toujours rose lorsqu’on décide de lancer sa propre entreprise. Dans cet article, vous découvrirez ces inconvénients qui en découlent.

Les inconvénients d’ordre administratif

Ils ne sont pas légion, mais contribuent au ralentissement des démarches administratives. Il y a 4 ou 5 ans, il était facile de procéder à son enregistrement en tant qu’autoentrepreneur. Depuis fin décembre 2014, le processus nécessite désormais la constitution d’un dossier d’immatriculation. Il est constitué d’une panoplie de documents obligatoires. Lorsqu’il est incomplet, des frais de conseils sont facturés par les chambres de commerce.

Depuis fin juin 2014, les autoentrepreneurs artisans sont obligés de suivre un stage d’installation préalable de 30 heures. Ce stage coûte 180 euros. Malheureusement, les institutions en charge des formations sont souvent submergées par les nombreuses demandes d’inscription. Les autoentrepreneurs artisans sont donc obligés d’attendre durant des semaines avant de voir leur nom inscrit sur une liste.

Les inconvénients d’ordre financier

Ces inconvénients sont bien évidemment assez lourds pour les finances de l’autoentrepreneur. Il s’agit du revenu imposable, de la TVA irrécupérable, les risques et la perte de régime.

  • Le calcul du revenu imposable

Dans ce cas en particulier, il est impossible pour vous en tant qu’autoentrepreneur de déduire vos dépenses professionnelles de votre chiffre d’affaires. Ce qui signifie que vous êtes dans l’obligation de payer vos impôts et vos cotisations sociales sur le bénéfice théorique. L’inconvénient se fait remarquer au moment du calcul qui demeure invariable, qu’importe le montant des charges lié à votre entreprise. Comme le recommande le spécialiste de l’entrepreneuriat Denis Repérant : « Mieux vaut se préparer un document Excel simulant vos charges avant de vous déclarer pour vous assurer qu’un statut comme la SASU ou l’EURL n’est pas plus rentable, même si la gestion administrative est plus compliquée. »

  • La TVA irrécupérable

La TVA n’est pas facturable aux clients. Ce qui veut dire que l’auto entrepreneur ne peut pas la récupérer, pas même celle qu’il paye sur ses dépenses. Dans le cas où ce dernier fait de lourds investissements, la TVA peut devenir pour lui un manque à gagner.

  • Les risques

Au cours de la mise en œuvre de son activité, la responsabilité de l’autoentrepreneur est entièrement engagée. En ce qui concerne les risques, les pertes, les dettes il ne bénéficie pas de la limitation de responsabilité prévue pour les sociétés. En outre, en cas d’échec de son projet il ne peut bénéficier d’assurance chômage.

  • La perte du régime

Elle survient lorsque sur une période de 24 mois, le projet ne réalise aucun chiffre d’affaires. Après 8 trimestres consécutifs sans aucune rentabilité visible, le régime cesse également. Dans le cas où votre chiffre d’affaires dépasserait le plafond imposé, vous perdrez le régime de l’autoentrepreneur. Ce sont des limites imposées pour encadrer le chiffre d’affaires réalisé selon la nature de l’activité.

Ces obligations instaurées pour réglementer le milieu entrepreneurial portent un coup au démarrage et à la pérennisation des projets mis en œuvre.

 

anna

chauffeur